Licitation et indivision

Licitation et indivision - Indivision Patrimoine

Introduction à l'indivision successorale et à la licitation

Qu'est-ce que l'indivision successorale ?

Mis à jour le 03/05/2025

L’indivision successorale commence dès l’instant du décès d’une personne. L’ensemble des biens transmis (immobilier, mobilier, comptes bancaires, etc.) forme ce qu’on appelle la « masse indivise » ou les « biens indivis ». Dans cette configuration, chaque héritier devient propriétaire indivis d’une quote-part abstraite de l’ensemble du patrimoine, sans qu’aucun bien précis ne lui soit spécifiquement attribué.

Juridiquement, l’indivision s’arrête lors du partage des biens, puisqu’elle ne constitue qu’une phase de transition dans le processus de règlement de la succession. Malheureusement, les situations d’indivision successorale créent généralement des conflits et des difficultés.

Cette situation est régie par l’article 815 du Code civil qui précise clairement que « nul n’est contraint à demeurer dans l’indivision ». La loi reconnaît ainsi le caractère temporaire de l’indivision et garantit à chaque indivisaire le droit d’en sortir à tout moment.

La licitation : solution pour sortir de l'indivision

La licitation constitue une modalité particulière de sortie d’indivision. L’article 1686 du Code civil définit précisément la licitation comme étant « la vente aux enchères d’un bien indivis ne pouvant pas faire l’objet d’un partage en nature ou sans perte de sa valeur originale ».

Cette vente (souvent aux enchères) d’un bien indivis est nécessaire lorsque le bien ne peut être partagé en nature pour diverses raisons :

  • Le bien est physiquement indivisible (une maison, un appartement)
  • Le partage entraînerait une dépréciation significative de sa valeur
  • Le morcellement rendrait l’exploitation du bien difficile ou onéreuse
  • Des contraintes techniques ou légales empêchent la division du bien

La licitation peut s’appliquer aussi bien aux biens mobiliers qu’aux biens immobiliers (maisons, terrain, etc.). Toutefois, un bien indivis faisant l’objet d’une attribution préférentielle à l’un des indivisaires ne peut pas être vendu par licitation.

Cette procédure est particulièrement utile lorsqu’il faut résoudre une situation de blocage entre indivisaires.

Partage judiciaire et licitation : quelle différence ?

Le partage judiciaire est possible lorsque les biens indivis peuvent être partagés entre chaque indivisaire. Tout indivisaire a ainsi la possibilité de requérir au partage judiciaire auprès d’un juge lorsqu’il n’y a pas possibilité d’un partage amiable.

Une fois saisi, le tribunal va ordonner soit la vente sur licitation devant notaire, soit le partage. Ainsi, on peut dire que la licitation est une forme particulière de partage judiciaire, utilisée spécifiquement lorsque le bien ne peut pas être divisé.

Le législateur a établi un cadre juridique précis pour la licitation afin de protéger les droits de tous les indivisaires. Ce cadre repose sur plusieurs principes fondamentaux :

  • Le droit imprescriptible de sortir de l’indivision : chaque indivisaire peut à tout moment demander le partage ou la licitation.
  • La protection contre la dépréciation des biens : la licitation est privilégiée lorsque le partage en nature entraînerait une perte de valeur.
  • L’équité entre indivisaires : le produit de la vente est réparti proportionnellement aux droits de chacun dans l’indivision.
  • La priorité à l’accord amiable : la voie judiciaire n’est ouverte qu’après l’échec des tentatives amiables de résolution.

Il est important de noter que certaines réformes récentes ont modifié plusieurs aspects du régime de l’indivision en France.

Types de licitation pour sortir de l'indivision

La licitation amiable entre indivisaires

La licitation amiable constitue la solution privilégiée par le droit français. Elle intervient lorsque tous les indivisaires s’accordent sur le principe de la vente d’un bien en indivision et ses modalités.

Dans la procédure notariale, la licitation peut adopter une forme amiable. Dans ce cadre, l’un des héritiers ou des indivisaires doit formuler le souhait d’entrer en possession des quotes-parts des autres membres de l’indivision. C’est le cas, par exemple, de deux frères qui sont en indivision sur un bien de famille et l’un d’entre eux souhaite garder ce bien. Ce processus est souvent moins coûteux et plus rapide que les ventes aux enchères judiciaires.

Les héritiers ont alors la possibilité de fixer les formes des opérations ainsi que les termes de l’accord qui doit mettre fin à l’indivision.

Rachat des parts par un indivisaire

Dans cette configuration, l’un des indivisaires souhaite conserver le bien et propose de racheter les parts des autres. Par exemple, dans le cas d’une fratrie héritant d’une maison familiale, un des frères peut proposer d’acquérir les parts de ses frères et sœurs. Cette solution présente plusieurs avantages :

  • Maintien du bien dans la famille
  • Procédure simplifiée et moins coûteuse
  • Évitement des frais liés à une vente publique
  • Négociation possible sur le prix et les modalités de paiement

S’il y a plusieurs indivisaires qui désirent se porter acquéreurs, il sera alors procédé à un tirage au sort pour choisir le bénéficiaire.

Mécanisme des 2/3 des parts

Une innovation législative récente permet aux indivisaires détenant au moins deux tiers des droits indivis d’imposer, sous certaines conditions, la vente du bien. La procédure exige que le notaire interroge officiellement tous les indivisaires par acte d’huissier. Ces derniers disposent alors d’un délai de trois mois pour se prononcer, à défaut de quoi la vente peut être engagée.

La licitation judiciaire : quand et comment y recourir

La licitation judiciaire devient nécessaire en cas de blocage persistant entre indivisaires. Elle est ordonnée par le tribunal judiciaire lorsque :

  • Le partage amiable s’avère impossible
  • Les tentatives de médiation ont échoué
  • Les biens ne sont pas commodément partageables
  • Un ou plusieurs indivisaires refusent catégoriquement tout accord

Un seul héritier peut faire la demande de licitation. Dans ce cas, il doit assigner les autres indivisaires devant un juge qui se chargera de répartir les biens entre chaque héritier. Cette procédure est particulièrement utile dans le cas d’un indivisaire refusant systématiquement un partage amiable.

Le tribunal est alors saisi par voie d’assignation. Important : depuis la réforme de 2019, l’assignation doit impérativement mentionner, à peine d’irrecevabilité :

  • La consistance précise du patrimoine à partager
  • Les prétentions du demandeur
  • Les diligences déjà effectuées en vue d’un partage amiable

Le juge peut alors ordonner l’une des deux solutions suivantes :

  • Le partage judiciaire avec désignation d’un notaire
  • La vente par licitation si le partage en nature s’avère impossible

Licitation forcée par action oblique des créanciers

Les créanciers personnels d’un indivisaire peuvent, sous certaines conditions, provoquer la licitation d’un bien indivis. Ce mécanisme, connu sous le nom d’action oblique, permet au créancier d’exercer les droits de son débiteur lorsque celui-ci reste inactif au détriment des intérêts du créancier.

L’action oblique donne le pouvoir à un créancier d’un indivisaire lorsque le débiteur compromet ses droits en observant des carences dans l’exercice de ses actions à caractère patrimonial. Le créancier peut alors exercer les droits de l’indivisaire débiteur pour son compte, sauf ceux qui sont rattachés de façon exclusive à sa propre personne.

Toutefois, cette possibilité connaît d’importantes limitations, particulièrement dans les cas de démembrement de propriété. Ainsi, la Cour de cassation a établi que le juge ne peut ordonner la vente en pleine propriété d’un bien grevé d’usufruit contre la volonté de l’usufruitier, protégeant ainsi ses droits face aux créanciers du nu-propriétaire.

Procédure complète de licitation d'un bien en indivision

Étapes de la procédure de licitation amiable

La procédure de licitation amiable se déroule généralement devant notaire et suit les étapes suivantes :

  1. Réunion préalable des indivisaires : échange sur le principe de la vente et ses modalités
  2. Évaluation du bien : expertise par un professionnel pour déterminer sa valeur vénale
  3. Rédaction du projet d’acte de licitation : par le notaire, précisant les conditions de la vente
  4. Signature de l’acte de licitation : par l’ensemble des indivisaires
  5. Répartition du prix : distribution des fonds selon les droits de chacun, après déduction des frais

Si l’un des indivisaires souhaite acquérir le bien, il doit manifester cette intention lors de la réunion préalable. Le notaire organise alors la cession de parts. Cette procédure est particulièrement utile pour gérer efficacement une indivision qui ne présente pas de conflits majeurs.

Déroulement détaillé de la licitation judiciaire

Dans le cadre d’une succession, c’est auprès du tribunal judiciaire dont les pouvoirs s’étendent à la zone de résidence de la personne défunte que doit se faire la demande de licitation.

La licitation judiciaire, plus formelle et encadrée, suit une procédure stricte :

  1. Assignation en partage judiciaire : déposée au tribunal judiciaire du lieu d’ouverture de la succession
  2. Audience d’orientation : le tribunal examine la demande et les positions des parties
  3. Jugement ordonnant la licitation : si le partage en nature est impossible
  4. Désignation d’un professionnel : notaire ou avocat pour établir le cahier des charges
  5. Procès-verbal de description : établi par huissier pour détailler l’état du bien
  6. Organisation des visites : permettant aux potentiels acquéreurs d’examiner le bien
  7. Vente aux enchères publiques : selon les modalités fixées par le tribunal
  8. Période de surenchère : délai de 10 jours pendant lequel toute personne peut surenchérir
  9. Consignation du prix : l’adjudicataire verse le montant entre les mains du notaire
  10. Répartition entre indivisaires : distribution proportionnelle aux droits de chacun

Le tribunal judiciaire peut choisir un notaire pour effectuer le dressage d’un état liquidatif et un juge pour la surveillance du déroulement des opérations, dans le cas où le dossier de succession serait compliqué. Le notaire aura alors 1 an pour rédiger le projet de partage.

Cette procédure peut être particulièrement complexe lorsqu’il s’agit d’une vente d’un bien indivis à un tiers, notamment quand un héritier est introuvable ou refuse de signer la vente.

Délais et formalités à respecter

La procédure de licitation est soumise à des délais impératifs qui doivent être scrupuleusement respectés :

  • Information préalable des indivisaires : au moins un mois avant la date prévue d’adjudication
  • Droit de préemption : les indivisaires disposent d’un droit d’acquérir en priorité
  • Droit de substitution : possibilité pour un indivisaire de se substituer à l’acquéreur dans le délai d’un mois suivant l’adjudication
  • Surenchère : délai de 10 jours à compter de l’adjudication
  • Délai de grâce : le juge peut accorder jusqu’à 5 ans de délai si les circonstances justifient de reporter la vente

Le non-respect de ces formalités peut entraîner la nullité de la procédure ou ouvrir droit à des recours pour les indivisaires lésés. Il est important de noter que la durée totale de la procédure peut varier considérablement selon les cas.

Aspects financiers de la licitation et de l'indivision

Frais d'acte de licitation : montant et répartition

Les frais associés à une licitation peuvent être substantiels et méritent une attention particulière :

Pour une licitation amiable :

  • Émoluments du notaire : calculés selon un barème réglementé proportionnel à la valeur du bien
  • Droits d’enregistrement : 5,80% de la valeur du bien dans la plupart des cas
  • Contribution de sécurité immobilière : 0,1% de la valeur du bien
  • Frais divers (copies, débours) : environ 500€ à 1000€

Pour une licitation judiciaire :

  • Frais d’avocat : entre 2.000€ et 5.000€ selon la complexité
  • Frais d’huissier : environ 400€ pour les constats et significations
  • Frais d’expert : entre 1.500€ et 3.000€ pour l’évaluation du bien
  • Émoluments du notaire pour la répartition : proportionnels à la valeur du bien
  • Droits d’enregistrement et taxes : identiques à la licitation amiable

En principe, c’est l’acquéreur qui supporte les frais d’acte de licitation, comme dans une vente classique. Toutefois, une convention contraire peut être établie entre les parties.

Conséquences fiscales d'une licitation

La licitation génère plusieurs implications fiscales qui varient selon la configuration :

En cas de licitation au profit d’un tiers :

  • Taxation des plus-values immobilières pour les vendeurs
  • Droits de mutation à titre onéreux pour l’acquéreur (5,80% + frais)

En cas de licitation au profit d’un indivisaire :

  • Exonération de droits si la licitation met fin à l’indivision et concerne des biens provenant d’une succession ou d’une donation-partage
  • Application du droit de partage de 2,5% sur la valeur des parts acquises dans les autres cas
  • Possible taxation des plus-values pour la part excédant les droits initiaux de l’acquéreur

Il est essentiel de consulter un expert fiscal avant toute opération de licitation, car certaines exonérations peuvent s’appliquer selon l’origine des biens et la qualité des indivisaires.

Options de financement pour racheter des parts indivises

Plusieurs solutions peuvent être envisagées pour financer le rachat de parts indivises :

  • Prêt bancaire classique : certains établissements proposent des offres spécifiques pour le rachat de parts indivises
  • Crédit relais : solution temporaire si l’indivisaire possède déjà un bien qu’il compte vendre
  • Soulte échelonnée : paiement étalé dans le temps avec ou sans intérêts (accord amiable nécessaire)
  • Nantissement de parts sociales : si l’indivisaire dispose d’un patrimoine professionnel
  • Prêt familial : solution souvent avantageuse mais nécessitant une formalisation juridique

Pour les indivisions successorales, le notaire peut conseiller sur les options les plus adaptées à la situation personnelle de chaque indivisaire.

Cas particuliers et situations complexes d'indivision

Licitation et démembrement de propriété (usufruit/nue-propriété)

Le démembrement de propriété crée une situation juridique particulière qui impacte significativement la procédure de licitation :

  • Protection de l’usufruitier : la jurisprudence constante de la Cour de cassation affirme que le juge ne peut ordonner la vente en pleine propriété d’un bien grevé d’usufruit contre la volonté de l’usufruitier
  • Licitation de la nue-propriété uniquement : possible sans le consentement de l’usufruitier, qui conservera son droit
  • Licitation initiée par l’usufruitier : possible uniquement pour sa quote-part d’usufruit

En pratique, la présence d’un démembrement complexifie considérablement la sortie d’indivision et nécessite souvent l’intervention d’un avocat spécialisé.

Contestation d'une licitation : motifs et procédures

Une licitation peut être contestée pour plusieurs motifs :

  • Lésion de plus du quart : un indivisaire peut saisir le tribunal lorsque sa quote-part a subi une réduction d’au moins 25%
  • Omission d’un héritier : un héritier oublié peut demander l’annulation du partage ou réclamer sa part
  • Vice du consentement : erreur, dol ou violence ayant affecté le consentement d’un indivisaire
  • Non-respect des formalités substantielles : défaut d’information préalable, non-respect des délais légaux
  • Contestation de l’évaluation : expertise contradictoire insuffisante ou erronée

La contestation doit être formée dans un délai de deux ans à compter de la découverte de l’erreur ou du vice, et au plus tard cinq ans après le partage. Ces situations peuvent faire partie des conflits les plus fréquents en indivision.

En cas de contestation fondée, le tribunal peut :

  • Ordonner un nouveau partage intégral
  • Prescrire un partage complémentaire pour indemniser l’indivisaire lésé
  • Attribuer une compensation financière sans remise en cause du partage initial

Ces problématiques sont particulièrement fréquentes dans le cadre d’une indivision familiale où les enjeux émotionnels peuvent compliquer la résolution des conflits.

Alternatives à la licitation pour sortir de l'indivision

Face aux inconvénients de la licitation (vente souvent à prix réduit, procédure longue et coûteuse), d’autres solutions pour sortir d’une indivision peuvent être envisagées :

  • L’attribution préférentielle : le Code civil prévoit la possibilité pour certains indivisaires (conjoint survivant, héritier copropriétaire, etc.) de se voir attribuer prioritairement un bien, moyennant indemnisation des autres
  • Le partage en nature avec soulte : division physique du bien lorsque c’est possible, avec compensation financière pour équilibrer les lots
  • La convention d’indivision : accord formalisant la poursuite de l’indivision pour une durée déterminée (maximum 5 ans, renouvelable)
  • La création d’une SCI familiale : transformation de l’indivision en SCI, permettant une gestion plus souple
  • L’usufruit temporaire : attribution de l’usufruit à un indivisaire pour une période définie, reportant ainsi le partage

Chaque alternative présente des avantages et inconvénients spécifiques qui doivent être évalués au regard de la situation personnelle et patrimoniale des indivisaires.

Questions / Réponses

Qu'est-ce qu'une licitation chez un notaire ?

La licitation chez un notaire est une procédure permettant la vente d’un bien indivis, soit à un tiers, soit à l’un des indivisaires. Le notaire supervise la vente, établit l’acte et répartit le prix entre les indivisaires proportionnellement à leurs droits.

En principe, c’est l’acquéreur qui supporte les frais d’acte de licitation, comme dans une vente classique. Toutefois, une convention contraire peut être établie entre les parties.

Le partage consiste à diviser physiquement un bien entre les indivisaires, tandis que la licitation est une vente (souvent aux enchères) d’un bien qui ne peut pas être partagé en nature. Le produit de la vente est ensuite réparti entre les indivisaires.

La licitation peut être demandée lorsqu’un bien ne peut pas être partagé en nature (bien physiquement indivisible, partage entraînant une dépréciation significative, etc.) ou lorsque les indivisaires ne parviennent pas à s’accorder sur un partage amiable.

Il s’agit d’une licitation qui ne porte que sur une partie des biens indivis, laissant subsister l’indivision sur les autres biens. Les indivisaires restent donc en indivision pour les biens non concernés par la licitation.

Si un indivisaire refuse de vendre, plusieurs options sont possibles :

  • Tenter une médiation pour trouver un accord amiable
  • Utiliser le mécanisme des 2/3 des parts si les conditions sont réunies
  • Engager une procédure de licitation judiciaire
  • Proposer le rachat des parts de l’indivisaire récalcitrant

La vente de la maison avant le divorce permet de liquider le bien commun et de répartir équitablement le produit de la vente entre les époux, évitant ainsi une situation d’indivision post-divorce qui peut être source de tensions. Cette vente facilite le règlement des aspects financiers du divorce et permet à chacun de repartir sur de nouvelles bases.

Christian Mahout

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INDIVSION PATRIMOINE, fondé par Christian Mahout, est spécialisé dans l’acquisition d’immeubles  et de parts indivises à Paris et en Ile de France depuis 40 ans.
L’expérience de Christian Mahout (plus de 300 immeubles acquis et rénovés à ce jour) lui permet de prendre des engagements d’acquisitions rapides tout en respectant une très grande confidentialité.

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