La licitation est la vente d’un bien indivis, à l’amiable ou aux enchères. En cas de partage judiciaire, le tribunal peut ordonner l’adjudication d’un bien qui ne peut être facilement partagé ou attribué. L’acte, les frais et les droits des propriétaires dépendent de la procédure et de l’acquéreur.
Rédaction : Christian Mahout, Indivision Patrimoine, activité d’acquisition immobilière. Repères vérifiés le . Présentation de l’équipe. Ce guide traite de la licitation immobilière ; pour comparer toutes les voies de sortie, consultez les solutions pour sortir d’une indivision.
Qu’est-ce qu’une licitation en indivision ?
La licitation remplace des droits sur le bien vendu par un prix à régler ou à répartir. Elle peut permettre à un coïndivisaire de réunir les droits des autres, ou à un acquéreur extérieur d’acheter le bien. Elle ne signifie pas nécessairement une saisie pour dette. Le BOFiP distingue expressément la vente amiable et la vente aux enchères. Source : BOFiP, BOI-RFPI-PVI-10-30, III : plus-values et licitations.
Le partage organise la liquidation et l’attribution des biens et des droits. Il ne consiste donc pas seulement à couper matériellement une maison. La licitation est une opération de vente qui peut intervenir dans ce processus. Une adjudication n’achève pas, à elle seule, tous les comptes d’une succession comportant d’autres biens ou des créances contestées.
Si le bien est un terrain, étudiez la division en parcelles avec attribution aux propriétaires avant de retenir sa vente. Le plan cadastral seul ne réalise pas le partage.
| Situation | Opération envisagée | Conséquence à vérifier |
|---|---|---|
| Accord pour un rachat | Licitation de gré à gré chez le notaire | Droits acquis et maintien éventuel de l’indivision |
| Accord pour des enchères | Adjudication volontaire | Conditions de vente et budget de l’acquéreur |
| Partage judiciaire | Adjudication ordonnée dans le cadre du partage | Décision du tribunal et liquidation des comptes |
| Vente des seuls droits d’un propriétaire | Adjudication d’une quote-part | Les autres propriétaires conservent leurs droits |
Le tarif notarial distingue la licitation de gré à gré, l’adjudication volontaire et l’adjudication judiciaire. Source : Code de commerce, article A444-87 : émoluments des licitations. Si un propriétaire vend seulement ses 25 %, l’acheteur acquiert ces droits et entre dans l’indivision ; il n’achète pas automatiquement 100 % de l’immeuble.
Après un décès, lisez aussi le guide de l’indivision successorale pour vérifier les titulaires et les droits avant de choisir l’opération.
Quand la licitation judiciaire peut-elle être ordonnée ?
Un indivisaire peut demander le partage sans détenir une majorité des droits. Ce droit reste soumis aux réserves légales, notamment un sursis par jugement ou une convention. Il ne garantit pas une vente immédiate ni l’attribution du bien au demandeur. Source : Code civil, article 815 : demande en partage.
Dans le partage judiciaire, l’article 1377 prévoit la vente par adjudication des biens qui ne peuvent être facilement partagés ou attribués. La question n’est donc pas seulement de savoir si la maison peut être physiquement divisée. L’avocat présente aussi les possibilités d’attribution et les faits du dossier. Source : Code de procédure civile, article 1377 : vente des biens difficilement partageables ou attribuables.
Un refus de vendre ou un conflit sur l’estimation ne rend pas la licitation automatique. Documentez les propositions de rachat, les évaluations, les réponses et les autres solutions examinées. Les démarches de partage amiable doivent figurer dans l’assignation ; une médiation formelle n’est pas présentée ici comme une condition générale imposée dans tous les dossiers.
La majorité des deux tiers suffit-elle à vendre ?
Non : elle permet de demander une autorisation judiciaire selon l’article 815-5-1. Les titulaires d’au moins deux tiers des droits expriment leur intention devant le notaire. Celui-ci la fait signifier aux autres dans le mois. En cas d’opposition ou de silence pendant trois mois après signification, il dresse un procès-verbal. Le tribunal peut autoriser la vente si elle ne porte pas une atteinte excessive aux droits des autres ; la vente se fait par licitation.
Retrouvez les étapes pour forcer la vente d’un bien indivis selon l’article 815-5-1 : droits nécessaires, signification, procès-verbal et contrôle du tribunal. Le guide distingue aussi cette voie des autorisations fondées sur le péril ou l’urgence.
Cette voie est exclue en cas de démembrement et dans les situations visées à l’article 836. Source : Code civil, article 815-5-1 : autorisation de vente à la demande des deux tiers. Pour les autres fondements d’autorisation de vente et les accords nécessaires, consultez les règles de vente du bien indivis.
Usufruit et créanciers : deux cas à traiter séparément
L’usufruit et la nue-propriété sont des droits distincts. L’article 815-5 empêche le juge, à la demande d’un nu-propriétaire, d’ordonner la vente de la pleine propriété contre la volonté de l’usufruitier. Il faut identifier le droit dont la vente est demandée, plutôt que promettre une vente du bien entier. Source : Code civil, article 815-5 : intérêt commun et usufruit.
Un créancier personnel d’un indivisaire peut provoquer le partage au nom de son débiteur ou intervenir dans le partage engagé. Cette faculté ne signifie pas qu’une licitation est automatiquement prononcée dès l’existence d’une dette. Les créanciers de conservation ou de gestion et ceux qui pouvaient agir avant l’indivision relèvent d’autres règles de poursuite. Sources : Code civil, article 815-17 : poursuites des créanciers et notre dossier sur les créanciers en indivision.
Pour examiner les situations mixtes et les autres solutions, consultez sortir de l’indivision avec usufruit : droits et recours. L’article 819 appelle une analyse spécifique lorsque le demandeur possède aussi une fraction en pleine propriété.
Comment se déroule une licitation immobilière ?
À l’amiable : préparer le rachat et l’acte
Commencez par préciser qui achète, quels droits sont cédés et à quel prix. Le notaire vérifie les titres, les quotes-parts, la capacité des parties et l’acte adapté. Un rachat entre propriétaires doit aussi intégrer les comptes et le sort d’un emprunt. Le guide pour racheter les parts d’une maison développe ce projet.
- Vérifier les droits : titre, actes de succession, éventuel usufruit et convention.
- Convenir d’une valeur argumentée : estimations et caractéristiques du bien, occupation et état.
- Préparer les comptes et le financement : dettes, créances, frais et accord bancaire nécessaire.
- Arrêter les conditions avec le notaire : paiement, formalités et qualification de l’opération.
- Signer et régler : acte, sommes dues et publicité foncière selon le dossier.
Plusieurs candidats au rachat ne sont pas départagés automatiquement par un tirage au sort. Leur projet doit être examiné avec le notaire selon le cadre amiable ou judiciaire réellement retenu.
En justice : de la demande en partage à la vente
La licitation intervient dans un dossier judiciaire précis. L’assignation en partage doit décrire sommairement le patrimoine, exposer le projet de répartition et les démarches amiables effectuées, sous peine d’irrecevabilité. Source : Code de procédure civile, article 1360 : contenu de l’assignation. Les étapes du partage judiciaire expliquent le cadre général.
- Préparer la demande avec l’avocat : droits, propositions antérieures, évaluations et pièces.
- Faire examiner les solutions par le tribunal : partage, attribution ou adjudication selon les conditions légales.
- Fixer les conditions de vente : le tribunal détermine notamment la mise à prix et peut demander une estimation.
- Établir le cahier des charges : le notaire commis ou l’avocat décrit les biens et les conditions essentielles.
- Organiser l’adjudication : publicité, renseignements, visites et enchères selon le dossier.
- Accomplir les suites de la vente : éventuelle surenchère, règlement, formalités et liquidation des comptes.
La mise à prix et le cahier des charges relèvent respectivement des Code de procédure civile, article 1273 : mise à prix et estimation et Code de procédure civile, article 1275 : cahier des charges. Le calendrier d’une saisie immobilière pour dette ne doit pas être transposé intégralement à toute licitation issue d’un partage.
Actualisation 2026 : Service Public signale la modification de la procédure de partage judiciaire par la loi du 7 avril 2026 et indique qu’un décret doit préciser les nouvelles règles. L’avocat vérifie les textes applicables au dossier et à la date de l’acte. Source : Service Public : partage de la succession et actualisation de la procédure.
Qui peut acheter aux enchères et quels délais respecter ?
Être indivisaire ne donne pas automatiquement priorité pour acheter le bien entier. Dans le cadre de l’article 1378, tous les indivisaires capables, présents ou représentés peuvent décider à l’unanimité que l’adjudication aura lieu entre eux. Sinon, les tiers sont admis. Source : Code de procédure civile, article 1378 : adjudication entre indivisaires.
Les enchères au tribunal sont portées par avocat selon les règles applicables. Lorsqu’elles sont reçues par un notaire, elles peuvent être faites sans ministère d’avocat. Vérifiez l’organisation retenue, les garanties, les frais et les conditions de paiement auprès du professionnel chargé de la vente. Source : Code de procédure civile, article 1278 : règles des enchères.
Avant d’enchérir, lisez le cahier, visitez le bien et faites établir un budget comprenant le prix maximal, les taxes, les frais et les éventuels travaux. Ne supposez pas qu’un accord bancaire de principe ou votre quote-part déjà détenue dispense de satisfaire les conditions de vente. Votre financement doit correspondre aux engagements de l’adjudicataire.
| Formalité | Délai de référence | Champ précis |
|---|---|---|
| Signification de l’intention de vendre | Dans le mois de son recueil par le notaire | Procédure de l’article 815-5-1 |
| Opposition ou absence de réponse | Trois mois après signification | Procédure de l’article 815-5-1 |
| Notification avant adjudication | Un mois avant la vente prévue | Vente des droits d’un indivisaire, article 815-15 |
| Substitution à l’acquéreur | Un mois à compter de l’adjudication | Vente des droits d’un indivisaire, article 815-15 |
| Surenchère du dixième | Dix jours après l’adjudication définitive | Licitation judiciaire immobilière, article 1279 |
Ces délais répondent à des formalités différentes et ne constituent pas la durée totale d’une licitation. Sources : Code civil, article 815-5-1 : autorisation de vente à la demande des deux tiers, Code civil, article 815-15 : adjudication des droits d’un indivisaire et Code de procédure civile, article 1279 : surenchère.
Droit de substitution et surenchère : quelle différence ?
Le droit de substitution de l’article 815-15 concerne l’adjudication de tout ou partie des droits d’un indivisaire. Chaque coïndivisaire peut alors remplacer l’acquéreur selon les formalités légales. Ce mécanisme ne doit pas être présenté comme un droit général de reprendre le bien entier vendu dans un partage. Le cahier doit mentionner les droits de substitution.
La préemption de l’article 815-14 vise une autre situation : la cession onéreuse de droits à une personne extérieure à l’indivision. Source : Code civil, article 815-14 : cession onéreuse de droits à un tiers. La surenchère, elle, propose un prix supérieur : l’article 1279 prévoit une surenchère du dixième dans les dix jours de l’adjudication définitive, suivant les formalités auxquelles il renvoie. Ce n’est pas une simple annonce orale d’un meilleur prix.
Pour comparer les deux mécanismes, consultez la préemption lors d’une cession et la substitution après adjudication. Les formalités et les points de départ des délais ne sont pas identiques.
Quels sont les frais et la fiscalité d’une licitation ?
Il n’existe pas un pourcentage unique couvrant toute licitation. Le coût dépend de l’acte, de l’origine de l’indivision, de l’acquéreur et des opérations réellement nécessaires. Demandez un décompte séparant impôts, émoluments et débours, puis les frais de procédure lorsqu’il y a une vente judiciaire.
- Fiscalité de l’acte : régime et assiette déterminés selon la licitation envisagée.
- Émoluments notariaux : tarif réglementé et assiette propres à l’opération, avec TVA applicable.
- Formalités et débours : publicité foncière et dépenses nécessaires au dossier.
- Procédure judiciaire : honoraires, significations, publicité et éventuelle expertise.
- Financement et garanties : traitement du crédit et coûts à chiffrer séparément.
Le tarif A444-87 distingue notamment la licitation de gré à gré mettant fin à l’indivision de celle qui la laisse subsister. Il ne permet pas de transformer les seuls émoluments en un taux global de « frais de notaire ». Source : Code de commerce, article A444-87 : émoluments des licitations. Le guide des frais de notaire en indivision aide à comparer les postes.
Le taux de 2,50 % est soumis à des conditions
Une licitation au profit d’un indivisaire n’est pas automatiquement exonérée. L’article 750, I soumet les parts immobilières acquises par licitation aux taux des ventes. Son II prévoit 2,50 % pour certaines origines d’indivision et certains bénéficiaires : notamment succession ou communauté conjugale, membres originaires et proches visés par le texte. Il vise aussi donation-partage et biens acquis par partenaires de Pacs ou époux dans les conditions indiquées.
Quand l’opération relevant du II met fin à l’indivision, l’assiette comprend la valeur des biens sans retrancher la part déjà détenue par l’acquéreur. Source : Code général des impôts, article 750 : fiscalité des licitations.
Exemple fictif : une licitation successorale sur 300 000 €
Hypothèses : un héritier détient un tiers et acquiert les deux tiers restants ; toutes les conditions du régime de l’article 750, II sont remplies ; la licitation met fin à l’indivision concernée ; aucune dette ni compte à ajuster.
| Élément | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Valeur totale retenue | Valeur du bien | 300 000 € |
| Valeur des droits acquis | 300 000 € × 2/3 | 200 000 € |
| Droits fiscaux de l’exemple | 300 000 € × 2,50 % | 7 500 € |
Les 7 500 € sont les seuls droits calculés dans cette hypothèse, hors autres frais. Le notaire valide le régime et le décompte.
Plus-value et répartition des frais
La plus-value doit être examinée séparément des droits d’enregistrement. Le BOFiP distingue une licitation au profit d’un tiers et les opérations au profit de coïndivisaires ou des proches qu’il vise, avec un régime de faveur possible sous conditions. Ne concluez ni à une taxation systématique ni à une exonération générale. Source : BOFiP, BOI-RFPI-PVI-10-30, III : plus-values et licitations.
Pour savoir qui règle chaque somme, faites identifier dans le projet d’acte ou le cahier les frais d’acquisition, les dépenses de procédure, les dettes à rembourser et les comptes restant à liquider. Le montant brut de l’adjudication n’est pas le montant net immédiatement disponible pour les vendeurs.
Comment le prix est-il réparti et combien de temps faut-il ?
La répartition finale suppose de liquider les dettes et les comptes utiles. Les quotes-parts sont un point de départ. Un emprunt à rembourser, des créances pour travaux ou charges, des revenus et une indemnité d’occupation peuvent modifier les sommes nettes revenant à chacun. Rassemblez les justificatifs, au lieu de calculer simplement prix brut × quote-part.
Les créanciers concernés par l’article 815-17 peuvent être payés sur l’actif avant le partage. Le professionnel chargé des opérations établit le décompte adapté et le traitement des sommes contestées. La signature d’un transfert de propriété ne doit pas être confondue avec une désolidarisation bancaire.
La mise à prix n’est ni une estimation garantie ni le prix final. Le tribunal la fixe selon l’article 1273 ; le résultat dépend des conditions et des enchères. Aucune décote uniforme ni perte de valeur systématique ne peut être annoncée. Pour préparer une comparaison avec un rachat amiable, consultez l’estimation des parts indivises.
Il n’existe pas de délai total garanti : contentieux, estimations, formalités, recours et comptes influencent le calendrier. Un sursis au partage de deux ans au plus peut être demandé dans les situations prévues à l’article 820 ; ce n’est pas un délai de grâce automatique pour toute vente. Source : Code civil, article 820 : sursis au partage sous conditions.
Une contestation exige d’identifier l’acte et le fondement. La surenchère, le recours contre une décision et la nullité d’une cession ne sont pas interchangeables. L’article 815-16 prévoit notamment une action de cinq ans en cas de violation des articles 815-14 ou 815-15, réservée aux personnes concernées et à leurs héritiers. Ce délai ne vaut pas pour tous les recours. Source : Code civil, article 815-16 : nullité pour violation des notifications. Faites examiner rapidement les actes et leurs dates de notification.
Quelles alternatives comparer avant une licitation ?
Comparez les projets sur une même base : droits concernés, net disponible, budget et calendrier. Une vente judiciaire peut résoudre un blocage, mais il faut vérifier les possibilités d’accord et d’attribution avant de choisir cette voie.
Si vous envisagez de céder seulement vos droits, consultez les démarches pour vendre sa part en indivision. Cette cession ne vend pas les droits des autres et suit des formalités propres.
- Rachat par un coïndivisaire : prix accepté, financement préparé et acte approprié.
- Vente amiable du bien entier : accord des propriétaires ou autorisation adaptée.
- Attribution dans le partage : conditions et capacité de régler la soulte à vérifier.
- Maintien organisé : une convention d’indivision peut encadrer la gestion lorsque ce projet est accepté.
- Cession de votre seule quote-part : acheteur, prix et formalités propres à cette cession.
Dans une succession conflictuelle, le dossier succession bloquée aide à identifier l’obstacle. Après une séparation, le guide divorce et indivision précise le logement, le prêt et les comptes entre époux. Vendre avant le divorce n’est pas une obligation générale.
Questions fréquentes sur la licitation et l’indivision
Un seul indivisaire peut-il demander une licitation ?
Il peut demander le partage sans réunir une majorité. La vente judiciaire dépend ensuite des conditions examinées par le tribunal. La demande ne garantit pas une adjudication immédiate.
La licitation peut-elle être amiable ?
Oui. Le terme couvre notamment la licitation de gré à gré reçue par le notaire et des ventes aux enchères. Il faut préciser l’acte effectivement envisagé.
Avec deux tiers des droits, peut-on imposer directement la vente ?
Non. La procédure de l’article 815-5-1 passe par le notaire et, en cas d’opposition ou de silence, par une décision judiciaire. La majorité porte sur les droits.
Un indivisaire a-t-il priorité pour acheter le bien entier aux enchères ?
Pas automatiquement. Ne confondez pas la vente du bien entier avec l’adjudication des seuls droits d’un propriétaire, à laquelle se rapporte le droit de substitution de l’article 815-15.
Faut-il un avocat pour enchérir ?
Au tribunal, les enchères sont portées par avocat. Devant le notaire, l’article 1278 permet des enchères sans ministère d’avocat. Vérifiez les modalités de la vente concernée.
La licitation entre héritiers est-elle exonérée de frais ?
Non. Un régime fiscal particulier peut s’appliquer, notamment 2,50 % sous les conditions de l’article 750, II. Il faut ajouter les autres coûts de l’opération.
Le prix est-il versé immédiatement aux indivisaires ?
Pas nécessairement. Le règlement de l’acquéreur, les formalités et la liquidation des dettes et comptes précèdent ou conditionnent la répartition nette.
Combien de temps dure une licitation judiciaire ?
Aucun délai total unique n’est garanti. Le calendrier dépend du contentieux, des actes, de la vente et des comptes. Les délais de substitution et de surenchère sont des délais de formalités distinctes.
Sources officielles pour préparer votre dossier
Repères vérifiés le 3 octobre 2026. L’exemple fiscal est fictif et isole les droits de l’acte. Le notaire et l’avocat déterminent la qualification, les coûts et les règles applicables à votre situation.
- Code civil, article 815 : demande en partage.
- Code civil, article 815-5-1 : autorisation de vente à la demande des deux tiers.
- Code civil, article 815-5 : intérêt commun et usufruit.
- Code civil, article 820 : sursis au partage sous conditions.
- Code civil, article 815-14 : cession onéreuse de droits à un tiers.
- Code civil, article 815-15 : adjudication des droits d’un indivisaire.
- Code civil, article 815-16 : nullité pour violation des notifications.
- Code civil, article 815-17 : poursuites des créanciers.
- Code de procédure civile, article 1360 : contenu de l’assignation.
- Code de procédure civile, article 1377 : vente des biens difficilement partageables ou attribuables.
- Code de procédure civile, article 1378 : adjudication entre indivisaires.
- Code de procédure civile, article 1273 : mise à prix et estimation.
- Code de procédure civile, article 1275 : cahier des charges.
- Code de procédure civile, article 1278 : règles des enchères.
- Code de procédure civile, article 1279 : surenchère.
- Code général des impôts, article 750 : fiscalité des licitations.
- Code de commerce, article A444-87 : émoluments des licitations.
- BOFiP, BOI-RFPI-PVI-10-30, III : plus-values et licitations.
- Service Public : partage de la succession et actualisation de la procédure.
Vous souhaitez vendre vos droits avant une vente judiciaire ?
Avant d’engager une vente judiciaire, vous pouvez comparer les voies amiables. Indivision Patrimoine étudie l’acquisition de parts indivises à Paris et en Île-de-France, selon le dossier et les formalités applicables. Consultez notre service de rachat de votre quote-part.
Si tous les propriétaires souhaitent vendre un immeuble, une acquisition en bloc peut aussi être étudiée avec les accords nécessaires. Le formulaire ci-dessous concerne un projet de vente à notre société. Pour la procédure de licitation, adressez-vous à votre notaire ou avocat ; vous pouvez également nous contacter pour une acquisition.






