2/3 des droits indivis : calcul, pouvoirs et vente du bien

Deux personnes se saluent du poing devant une troisième personne assise à un ordinateur

Les 2/3 des droits indivis représentent au moins deux tiers des quotes-parts de propriété sur le bien concerné, soit 66,666… % des droits. Cette majorité se calcule en droits, pas en nombre de personnes. Elle permet certaines décisions de gestion ; elle ne permet pas de signer directement la vente de tout un immeuble sans les autres propriétaires.

Avec trois indivisaires possédant chacun un tiers, deux réunissent exactement le seuil. Avec des parts de 60 %, 25 % et 15 %, les deux derniers ne détiennent ensemble que 40 %. Les actes et la décision envisagée doivent donc être vérifiés avant de conclure qu’une majorité existe.

Mis à jour le · Par Christian Mahout, fondateur d’Indivision Patrimoine, société d’acquisition immobilière. Le notaire et l’avocat déterminent les droits et la procédure adaptés au dossier. Sources : Code civil, article 815-3 : deux tiers, administration et information et Service Public : indivision, droits et décisions des héritiers.

Que sont les droits indivis et pourquoi ne compte-t-on pas les personnes ?

Une quote-part correspond à un droit sur l’ensemble du bien, sans attribution matérielle d’une pièce ou d’un étage. L’indivision suppose des droits de même nature. Deux nus-propriétaires peuvent être indivisaires entre eux ; l’usufruitier et le nu-propriétaire n’ont pas des droits identiques à additionner comme des parts de pleine propriété. Source : Service Public : indivision, droits et décisions des héritiers.

Dans une succession, une donation ou un achat à plusieurs, les droits peuvent être inégaux. Trois personnes autour de la table ne possèdent donc pas nécessairement un tiers chacune. Pour la maison familiale, consultez les droits et la gestion entre frères et sœurs.

Le titre d’acquisition et les actes intervenus ensuite établissent les droits. Ne déduisez pas le pourcentage de propriété du nombre de mensualités payées ou des travaux financés. Ces paiements peuvent susciter des comptes ; ils ne remplacent pas les actes. Le guide calculer sa quote-part en indivision approfondit la répartition.

Pour chaque décision, identifiez le bien et les droits concernés. Posséder une majorité sur un appartement ne prouve pas une majorité identique sur tous les biens d’une succession. Un inventaire des personnes et des droits permet de ne pas appliquer le calcul au mauvais périmètre.

Comment calculer exactement les 2/3 des droits indivis ?

Additionnez les quotes-parts des propriétaires favorables, puis comparez leur somme à la fraction exacte 2/3. Le seuil signifie « au moins » deux tiers : l’égalité suffit.

  1. Relevez les droits : identité de chaque titulaire, nature des droits et fraction figurant dans les actes.
  2. Vérifiez le total : les quotes-parts du groupe de droits concerné doivent représenter le tout.
  3. Identifiez les participants : notez ceux qui consentent à la décision précise, avec leurs droits.
  4. Additionnez : utilisez un dénominateur commun si les droits sont écrits en fractions.
  5. Comparez : la somme doit être supérieure ou égale à 2/3, avant d’examiner les autres conditions de l’acte.

Si le total est exprimé en N parts et les favorables en détiennent F, la condition est 3 × F ≥ 2 × N. Sur 12 parts égales, il faut au moins 8 parts : 3 × 8 = 2 × 12. Sur 10 parts égales, 6 parts ne suffisent pas ; 7 parts dépassent le seuil.

Ne remplacez pas le seuil par 66 %. Une détention réelle de 66,66 % reste inférieure à 2/3 ; une fraction exacte de deux tiers peut simplement être affichée 66,67 % après arrondi. Pour trois droits d’un tiers chacun, conservez 1/3 + 1/3 = 2/3 plutôt que d’additionner deux affichages arrondis à 33,33 %.

La formule vérifie seulement la majorité en droits. Elle ne dit pas si l’acte relève de l’administration, de la conservation, de l’unanimité ou d’une autorisation judiciaire. Le seuil légal figure à l’article 815-3 ; les opérations arithmétiques ci-dessus en illustrent l’application.

Exemples : combien de propriétaires doivent être d’accord ?

Le nombre nécessaire dépend de la répartition des droits. Les exemples suivants sont fictifs, avec des droits de même nature. Le résultat ne vaut pas autorisation de vendre l’immeuble.

Exemples de calcul de la majorité des deux tiers
RépartitionDroits favorablesSeuil atteint ?
Trois propriétaires : 1/3 chacunDeux propriétaires : 1/3 + 1/3 = 2/3Oui, exactement
Trois propriétaires : 60 %, 25 %, 15 %25 % + 15 % = 40 %Non, malgré deux personnes sur trois
Même répartition : 60 %, 25 %, 15 %60 % + 15 % = 75 %Oui
Quatre propriétaires : 40 %, 20 %, 20 %, 20 %Les trois titulaires de 20 % : 60 %Non, malgré trois personnes sur quatre
Quatre propriétaires : 1/4 chacunTrois propriétaires : 3/4 = 75 %Oui
Cinq propriétaires : 1/5 chacunTrois : 3/5 = 60 % ; quatre : 4/5 = 80 %Trois ne suffisent pas ; quatre suffisent
Deux propriétaires : 1/2 chacunUn seul : 50 %Non
Deux propriétaires : 2/3 et 1/3Le titulaire de 2/3 consent seulOui, pour le seul calcul du seuil

Dans le dernier cas, un seul indivisaire réunit la majorité. Il reste tenu d’informer l’autre pour les décisions relevant de l’article 815-3 et de respecter les règles propres à l’opération. La majorité ne donne pas un pouvoir général sur tous les biens et toutes les demandes.

Écrivez le calcul à partir des fractions du titre : personne, droits, consentement et total. Faites vérifier une fraction incertaine avant de lancer des travaux, de signer un mandat ou de commencer une procédure de vente. Une estimation monétaire du bien n’est pas nécessaire pour additionner les droits.

Quelles décisions peut-on prendre avec deux tiers des droits ?

Dans le régime légal, les deux tiers permettent les actes d’administration visés par l’article 815-3, sous ses conditions. L’information des autres indivisaires est obligatoire. Les actes dépassant l’exploitation normale et les autres actes de disposition exigent en principe l’accord de tous.

La décision envisagée détermine la règle applicable
DécisionRègle à examinerLimite essentielle
Mesure nécessaire à la conservationUn indivisaire peut agir, selon l’article 815-2Ne pas confondre conservation et tout projet de travaux
Administration dans l’exploitation normaleAu moins deux tiers des droitsInformer les autres et qualifier l’acte
Mandat général d’administrationAu moins deux tiers des droitsNe donne pas un pouvoir général de vendre l’immeuble
Vente des meubles pour les dettes et chargesAu moins deux tiers des droitsLa finalité et la nature mobilière comptent
Bail d’habitation ordinaire relevant de l’article 815-3Au moins deux tiers des droitsExclusions pour usages agricole, commercial, industriel ou artisanal
Vente amiable de tout l’immeubleAccord de tous en principeLes deux tiers seuls ne peuvent pas signer pour le tiers restant
Vente judiciaire selon l’article 815-5-1Demande des titulaires d’au moins deux tiersNotaire, significations, exclusions et autorisation du tribunal

Sources : Code civil, article 815-3 : deux tiers, administration et information, Code civil, article 815-2 : mesures de conservation et Code civil, article 815-5-1 : aliénation autorisée à la demande des deux tiers. Pour le bail, consultez louer un bien indivis : majorité et signature.

Un projet de travaux doit être décrit avant de choisir sa majorité : objectif, nécessité, incidence sur le bien et modalités financières. Le mot « amélioration » ne suffit pas à classer tout chantier dans l’administration. Documentez le devis, l’état du bien et les conséquences de l’intervention.

Faut-il informer les autres indivisaires après une décision de gestion ?

Oui. À défaut d’information, les décisions prises à la majorité prévue par l’article 815-3 sont inopposables aux autres indivisaires. Informer ne signifie pas demander leur accord pour un acte qui relève valablement de cette majorité ; cela reste une obligation à respecter. Source : Code civil, article 815-3 : deux tiers, administration et information.

Gardez une trace de la décision et de l’information : bien concerné, opération, titulaires favorables, calcul des droits, montant, signataire et mandat éventuel. Joignez les documents permettant de comprendre ce qui sera réalisé. Faites déterminer la forme adaptée lorsqu’un acte ou un litige nécessite un formalisme particulier.

La gestion courante ne relève pas automatiquement du parcours « notaire, un mois, trois mois, juge ». Ce parcours concerne l’aliénation prévue par l’article 815-5-1. Un courriel informant d’un bail n’est pas la signification d’une intention de vendre dans cette procédure.

De même, le silence ne doit pas être présenté comme un accord universel. En matière de vente judiciaire, il déclenche un traitement particulier après signification ; pour les autres opérations, vérifiez la règle et le pouvoir effectivement applicable. Le guide des conflits et décisions en indivision distingue ces situations.

Le gestionnaire habituel peut-il tout signer au nom de l’indivision ?

Non. Le pouvoir de gérer et le pouvoir de signer l’acte envisagé doivent être établis. Un mandat général d’administration ne vaut pas mandat général de disposition.

L’article 815-3 prévoit un mandat tacite lorsqu’un indivisaire prend la gestion en main au su des autres et sans opposition. Ce mandat ne couvre ni les actes de disposition, ni la conclusion ou le renouvellement des baux. Un gestionnaire habituel ne doit donc pas déduire de cette seule habitude qu’il peut consentir une location. Source : Code civil, article 815-3 : deux tiers, administration et information.

Vérifiez qui décide, qui reçoit l’information et qui représente les propriétaires. Pour un mandat écrit, faites préciser son objet, sa durée, les biens, les limites et les modalités de comptes. Une procuration destinée à un acte particulier doit être cohérente avec les accords requis pour cet acte.

Le notaire peut vérifier les titres et préparer les actes de sa compétence, sans intervenir obligatoirement dans chaque décision d’entretien. Source : Service Public : missions du notaire. Consultez les démarches et actes nécessitant le notaire.

Peut-on vendre tout le bien immobilier avec les 2/3 ?

Les deux tiers ne permettent pas de vendre directement la part des autres. La vente amiable de tout l’immeuble exige en principe l’accord de tous. L’article 815-5-1 ouvre une procédure distincte pouvant aboutir à une vente autorisée par le tribunal.

Repères de la procédure de vente prévue par l’article 815-5-1
ÉtapeIntervention ou délaiCe que cela signifie
Vérification du dossierDroits d’au moins deux tiers et conditions légalesLe calcul ne suffit pas : contrôler les exclusions
Expression de l’intentionDevant le notaireRecueil de l’intention des demandeurs
Signification aux autresDans le mois suivant le recueilPoint de départ du délai de réponse
Opposition ou absence de manifestationTrois mois à compter de la significationConstat par procès-verbal du notaire dans les cas prévus
Demande au tribunalAutorisation possible sous contrôle judiciaireLe juge vérifie notamment l’absence d’atteinte excessive
Aliénation autoriséeVente par licitationExécution dans les conditions de l’autorisation

Source : Code civil, article 815-5-1 : aliénation autorisée à la demande des deux tiers. Une absence de réponse après signification n’équivaut pas à une vente amiable acceptée. L’autorisation demeure judiciaire. Les sommes retirées de la vente ne peuvent être remployées, sauf pour payer les dettes et charges de l’indivision : cette règle concerne les fonds issus de la vente.

Les délais d’un mois et de trois mois ne donnent pas la durée totale du dossier. La décision, la vente et les comptes ajoutent des étapes. Pour le déroulement détaillé, consultez les recours face à un refus de vendre et la licitation en indivision.

Le dépassement du délai d’un mois n’entraîne pas une annulation automatique : dans l’arrêt du 20 novembre 2019, la Cour de cassation relève l’absence de sanction de ce délai et l’effectivité de la signification, avec trois mois laissés pour répondre avant le procès-verbal. La portée de cet arrêt reste celle de la question examinée. Source : Cour de cassation, 20 novembre 2019, n° 18-23.762 : délai de signification.

Pour identifier l’accord requis selon l’opération, consultez quelle majorité pour vendre un bien en indivision. Le guide distingue la vente amiable unanime, la procédure des deux tiers, les autres autorisations judiciaires et la cession de sa seule quote-part.

Quand la procédure de vente des deux tiers est-elle exclue ?

L’article 815-5-1 exclut notamment le démembrement de propriété et les situations visées par l’article 836. Ces conditions doivent être vérifiées même lorsque les demandeurs réunissent mathématiquement deux tiers des droits.

L’article 836 vise notamment l’absence présumée, l’impossibilité de manifester sa volonté par suite d’éloignement et les régimes de protection. Habiter à l’étranger, ne pas répondre à un message et être juridiquement hors d’état de manifester sa volonté ne sont pas des qualifications interchangeables. Sources : Code civil, article 815-5-1 : aliénation autorisée à la demande des deux tiers et Code civil, article 836 : absence et protection des indivisaires.

En présence d’un usufruit, de droits de nue-propriété ou d’une personne protégée, faites identifier les titulaires, leur représentation et la voie adaptée. Ne mélangez pas la valeur fiscale d’un usufruit avec les fractions de droits indivis pour fabriquer une majorité.

Cette exclusion d’un mécanisme particulier ne signifie pas qu’aucune démarche n’est possible. Le notaire et l’avocat peuvent examiner les signatures, autorisations, mesures de protection ou voies de partage nécessaires au dossier.

Quels droits restent aux indivisaires minoritaires ?

La minorité conserve ses droits de propriété et peut faire examiner la validité de la décision. Elle ne dispose pas d’un veto général sur un acte d’administration régulièrement décidé aux deux tiers, mais peut contester un mauvais calcul, un acte mal qualifié, un pouvoir insuffisant ou une absence d’information.

Demandez la décision, les droits retenus, le mandat et les justificatifs. Celui qui perçoit les revenus ou expose des frais tient un état à disposition des indivisaires selon l’article 815-8. Source : Code civil, article 815-8 : état des revenus et dépenses.

Dans une procédure 815-5-1, la protection des minoritaires passe notamment par la signification et le contrôle du tribunal sur l’atteinte excessive à leurs droits. Un refus ne doit pas être présenté comme nécessairement abusif. Une contestation de valeur, un droit démembré et un souhait de conservation appellent une analyse du dossier.

Gardez les courriers, les actes, les dates et les justificatifs. Faites préciser par un avocat les demandes, la juridiction et les délais applicables : le simple fait de contester oralement n’organise pas une défense procédurale.

Que peut-on faire quand on ne détient pas deux tiers des droits ?

Ne pas atteindre deux tiers ne supprime pas toutes les possibilités d’action. Il faut distinguer la conservation, le partage et les autorisations fondées sur l’intérêt commun.

  • Conservation : l’article 815-2 permet certaines mesures nécessaires même sans urgence.
  • Partage : l’article 815 permet de le demander, sous ses réserves légales et conventionnelles, sans exiger deux tiers.
  • Refus mettant en péril l’intérêt commun : une autorisation peut être recherchée sur le fondement de l’article 815-5.
  • Urgence et intérêt commun : l’article 815-6 prévoit des mesures judiciaires ; sa version depuis le 9 avril 2026 mentionne expressément l’autorisation de conclure seul un acte de vente.

Sources : Code civil, article 815-2 : mesures de conservation, Code civil, article 815 : droit de demander le partage, Code civil, article 815-5 : refus mettant en péril l’intérêt commun et Code civil, article 815-6 : mesures urgentes et vente, version d’avril 2026. Ces voies ont des conditions distinctes ; une mésentente ou un besoin personnel de liquidités ne les remplit pas automatiquement.

L’article 840 précise aujourd’hui le cadre de certaines demandes de liquidation et de partage. Source : Code civil, article 840 : demandes de liquidation et de partage. Pour comparer les options, consultez les solutions pour sortir d’une indivision et la procédure de partage judiciaire.

Le seuil des deux tiers demeure celui des articles 815-3 et 815-5-1 vérifiés à la date indiquée. Ne transposez pas à une vente privée une annonce de réforme ou une procédure particulière sans lire le texte applicable.

Faut-il deux tiers pour vendre sa propre quote-part ?

La cession de vos seuls droits n’est pas la vente du bien entier. Vous ne vendez pas les droits des autres et le seuil des deux tiers n’est pas une condition générale pour céder votre quote-part.

La cession onéreuse à une personne étrangère à l’indivision entrant dans le champ de l’article 815-14 doit respecter la préemption des coïndivisaires. Le projet est notifié par acte extrajudiciaire avec le prix, les conditions et l’identité de l’acquéreur. Le délai d’un mois pour préempter est distinct des délais de la procédure 815-5-1. Source : Code civil, article 815-14 : cession à un tiers et préemption.

Consultez les formalités du droit de préemption et les démarches pour vendre sa part indivise. Une vente à un coïndivisaire déjà présent n’est pas la même situation qu’une cession à un tiers.

Pour le prix, distinguez les droits cédés, la valeur du bien et les comptes à régler. Consultez l’estimation des droits indivis. Aucune majorité ne fixe à elle seule une décote ou le montant net à recevoir.

Une convention d’indivision modifie-t-elle toutes les majorités ?

Une convention organise la gestion, mais ne permet pas de choisir librement n’importe quelle majorité pour aliéner l’immeuble. L’article 1873-8 encadre les décisions qui dépassent les pouvoirs du gérant et les aménagements possibles. Source : Code civil, article 1873-8 : décisions dans l’indivision conventionnelle.

Relisez la convention, les pouvoirs du gérant et le projet précis. Ne présumez pas que le tableau du régime légal suffit à traiter une indivision conventionnelle. Le guide établir une convention d’indivision aide à préparer les clauses avec le notaire.

Un accord de gestion ne réécrit pas automatiquement les droits de propriété et ne dispense pas des formalités d’un transfert immobilier. Prévoyez la circulation des documents, les appels de fonds et les comptes, puis identifiez les actes qui demanderont des signatures ou autorisations distinctes.

Quels documents préparer avant de décider aux deux tiers ?

Préparez le calcul, l’acte envisagé et la preuve des pouvoirs. Un dossier clair évite de discuter une majorité sans savoir sur quel bien et quelle opération elle porte.

  • Droits : titre de propriété, actes de succession ou de donation, modifications et fractions exactes.
  • Personnes : identité des titulaires, nature des droits, représentation et protections éventuelles.
  • Projet : bail, travaux, mandat ou vente ; description, devis ou estimations.
  • Décision : personnes favorables, addition des quotes-parts et limites du pouvoir donné.
  • Information : documents communiqués, destinataires et preuves de réception adaptées.
  • Gestion : revenus, dépenses, comptes et convention existante.
  • Vente judiciaire : pièces demandées par le notaire et l’avocat, significations et réponses.

Les coûts dépendent de l’opération et des professionnels sollicités ; détenir deux tiers n’ouvre pas un tarif particulier. Le guide des frais de notaire en indivision distingue partage, cession, convention et formalités.

Une réunion ou un courrier peut préparer l’accord. La majorité doit porter sur une décision identifiée et les personnes qui signeront doivent disposer des pouvoirs nécessaires. Conservez une version datée des documents plutôt que plusieurs calculs contradictoires fondés sur des pourcentages arrondis.

Questions fréquentes sur les 2/3 des droits indivis

Deux propriétaires sur trois peuvent-ils toujours décider ?

Non. Il faut additionner leurs droits. Si leurs parts sont 25 % et 15 %, ils ne détiennent que 40 %. S’ils possèdent chacun un tiers, ils réunissent exactement les deux tiers.

66 % suffit-il pour atteindre les deux tiers ?

Non. Le seuil exact est 2/3, soit 66,666… %. Conservez les fractions des actes. Une fraction exacte de deux tiers satisfait le seuil, même si son affichage est arrondi.

Un seul indivisaire peut-il détenir les deux tiers ?

Oui. La majorité peut appartenir à un seul titulaire. Les autres conditions de la décision, les pouvoirs de signature et l’obligation d’information restent à respecter.

Avec 50 % chacun, un propriétaire peut-il signer seul le bail ?

Il n’atteint pas seul la majorité des deux tiers pour le bail d’habitation relevant de l’article 815-3. Un mandat tacite de gestion ne couvre pas la conclusion du bail. Vérifiez les accords et pouvoirs nécessaires.

Les deux tiers autorisent-ils à vendre la maison sans le dernier propriétaire ?

Ils n’autorisent pas une vente amiable directe de tout le bien. L’article 815-5-1 prévoit une procédure notariale et judiciaire distincte, sous ses conditions et exclusions.

Le silence pendant trois mois vaut-il accord à la vente ?

Non. Dans la procédure 815-5-1, l’absence de manifestation après signification peut être constatée par le notaire et conduire à une demande judiciaire. Elle ne vaut pas consentement à une vente amiable.

Le notaire est-il obligatoire pour chaque décision aux deux tiers ?

Non. La procédure notariale de recueil et de signification de l’intention de vendre relève de l’article 815-5-1. La gestion courante de l’article 815-3 doit être distinguée des actes et formalités qui nécessitent un notaire.

Un indivisaire minoritaire peut-il demander le partage ?

Oui, le droit de demander le partage ne dépend pas d’une détention de deux tiers. Les réserves légales, les conventions et les éventuels sursis doivent être vérifiés ; cela ne garantit pas une vente immédiate.

Christian Mahout

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